Microdevario kubotai
Aquariophilie d'eau douce

Avec ses 2 centimètres, il est l'un des plus petits poissons d'aquarium

Présentation du Néon vert de Chine ou du Rasbora émeraude

Le Microdevario kubotai est un des plus petits poissons d'aquarium et disponible pour l'aquariophilie simplement depuis la fin des années 90. Depuis sa découverte pourtant récente en Thaïlande non loin de la frontière Birmane, on lui a attribué une multitude de dénominations comme le Rasbora émeraude, le Microrasbora kubotai ou bien encore le Néon vert Chinois ou de Chine. Mais ce dernier nom est trompeur et ne doit pas laisser penser qu'on est en présence d'un characidé amazonien. Il s'agit en réalité d'un Cyprinidé au même titre que le poisson rouge ou bien encore les poissons de la famille des Barbus. Sa petite taille qui ne dépasse les 2 centimètres explique son succès aquariophile fulgurant. En effet, avec lavènement de la nano aquariophilie ce type de poisson se contentant d'une trentaine de litres pour vivre correctement en aquarium est de plus en plus recherché. De même, cet animal aquatique n'est pas dénué de charme avec sa couleur verte fluorescente qui contraste formidablement bien dans des bacs avec un sol sombre. Pas d'inquiétude, cette phosphorescence est tout à fait naturelle et n'est pas issue d'injection d'un colorant chimique dont l'unique but serait de doper les ventes en animalerie. A ce propos, bien que de plus en plus présent en boutique, on peut encore avoir du mal à en trouver. On peut cependant les commander sans problème sur quelques bons sites de VPC qui le possèdent dans leur catalogue moyennant quelques euros.

Aquarium avec Microrasbora kubotai - Poisson vif parfait pour un petit volume mais il est mieux que le banc soit composé de nombreux individus.

Maintenance en aquarium de ce Néon fluorescent

Comme il a été dit en introduction, un aquarium nano de taille modeste suffit au Microdevario kubotai. Il faut cependant l'élever en banc de 10 poissons minimum de la même espèce. C'est un animal grégaire qui nécessite la présence de nombreux congénères afin de développer un comportement naturel. Vif mais assez fragile, la cohabitation est possible avec des espèces issues du biotope asiatique réputées calmes. Il est par exemple, déconseillé de le faire cohabiter avec des Barbus qui le stresseront par leur caractère trop remuant et agressif ce qui sera un facteur déclencheur de maladie et ils risquent même de le blesser. La cohabitation avec les crevettes d'eau douce est tout à fait possible et ce Rasbora constitue même le poisson parfait pour accompagner les crevettes dans un bac qui leur est dédié.

La bouche du kubotai est extrêmement petite ce qui n'est pas sans poser de soucis en ce qui concerne son alimentation. Il faut lui prévoir des petites proies comme des nauplies d'artémias normalement plus destinées à l'alimentation des alevins. Étant trop gros à avaler, il faut éviter tout ce qui est granulés ou autres vers de vase congelés pour son alimentation.

L'aquarium devra être densément planté pour lui offrir de quoi se réfugier pendant une période de stress et il ne faut pas hésiter non plus à y mettre quelques racines comme objet de décoration afin de lui rappeler son environnement naturel, lui qui habite de préférence les berges fortement encombrées de branchages. L'eau devra y être douce (ne pas dépasser un gh de 10°d) et il est conseillé de viser la neutralité en ce qui concerne le Ph voir de préférence une eau légèrement acide.

Espèce réputée à tomber facilement malade, il faut en tout logique s'assurer au préalable qu'on achète des individus sains et bien vérifier l'état de santé global des poissons au sein du bac de vente. Il faut absolument écarter les poissons présentant des signes évidents de maladie comme une décoloration des écailles, une pourriture blanche des nageoires comme un duvet cotonneux, des spécimens amaigris avec le ventre creux, tout poisson nageant la tête en bas ou porteur de points blancs par exemple. Il faut également observer la forme des yeux, s'ils ne sont pas globuleux avec un contour rouge comme irrités.

Reproduction

La reproduction du Microdevario kubotai est tout à fait possible en captivité et est même à la portée de l'aquariophile débutant. S'il y a suffisamment de cachettes, elle est même possible dans le bac communautaire. En l'absence de gros prédateurs, il y a une probabilité assez grande que quelques ufs et donc futurs alevins survivent après ses pontes régulières. Les parents et les autres Néons verts n'exerçant pas une trop grosse pression prédatrice sur leur progéniture. Le secret pour réussir sa reproduction se situe surtout dans le respect des paramètres nécessaires à sa maintenance en aquarium et à la variété de ses repas. De même, il est très important de le garder dans un milieu propre avec une assez bonne filtration (3 à 5 fois le volume du bac). Le taux de nitrates et de phosphates doivent être au plus bas mais il est également primordial de le protéger de toutes autres sources de pollution et être très précautionneux si on utilise de l'eau de pluie.

Pour faire la distinction entre les sexes (dimorphisme sexuel) on peut se baser uniquement sur l'aspect plus svelte et athlétique du mâle. La femelle Kubotai donne une apparence plus trapue avec un ventre plus rebondi surtout évidement durant la période d'incubation.