Poisson paradis - Macropodus opercularis
Aquariophilie d'eau douce

Le premier poisson importé pour l'aquariophilie

Description de cet Osphronemidé de Chine

Le Macropodus opercularis, ou plus connu en aquariophilie par ce nom flatteur de poisson paradis, est une figure emblématique des aquariums d'eau douce. Il a été le premier poisson importé pour un but purement aquariophile. Sûrement que nos ancêtres ont été séduits par ses couleurs et sa beauté extraordinaire. Mais c'est aussi lié à l'incroyable robustesse de son métabolisme qui résiste à toutes les épreuves, même à celle du voyage en bateau depuis la Chine qui pourtant durait plusieurs mois à l'époque de sa première importation. Dans la nature, cette résistance lui permet de vivre dans des eaux faiblement oxygénées alors qu'en aquarium, le poisson paradis ne tombe que très rarement malade.

Il est aussi connu pour sa faculté à manger une quantité impressionnante de moustiques, tout comme le Guppy, il a été introduit dans un bon nombre d'étendues d'eau pour endiguer les épidémies de paludisme. De ce fait, on en signale dans beaucoup de zones tropicales du globe.

Créer un petit paradis pour son poisson

Le Macropodus opercularis est un osphronemidé qui s'adapte bien à de nombreuses conditions différentes mais le principal paramètre à prendre en compte est qu'il ne s'agit en aucun cas d'un poisson d'eau chaude mais bien d'eau froide. Il ne faut pas le maintenir dans une température supérieure à 25°c ce qui est déjà beaucoup pour cette espèce. En revanche, l'eau peut descendre bien plus bas ce qui en fait un bon candidat pour un élevage en poubellarium durant les mois d'été.

Au niveau du PH, la neutralité est l'objectif à viser pour une maintenance optimale. De même, qu'une eau légèrement douce avoisinant un GH de 10 est parfait. Mais il n'est pas forcément nécessaire de jouer les apprentis chimistes pour baisser son GH avec de l'eau de pluie ou de l'eau osmosée. Le poisson paradis peut effectivement vivre dans une eau bien plus dure sans que cela entrave le bien-être de l'animal.

La principale difficulté dans la maintenance et l'élevage du Macropodus opercularis est de lui trouver des colocataires. Il jouit en effet d'une réputation exécrable en aquariophilie à cause de son sale caractère. Incroyable chasseur d'alevins, il les pourchassera jusqu'au dernier, capable de manger les plus petits poissons et n'hésite pas à tenir tête aux plus gros. Vous l'aurez compris la cohabitation avec ce Macropodus est problématique et le choix des autres pensionnaires plutôt restreint. De même, il est plus que déconseillé de lui faire partager le même aquarium avec autre mâle de la même espèce. Il est à ranger au même niveau qu'un Betta splendens sur ce plan là. On peut cependant l'élever en compagnie de petits poissons asiatiques pacifiques, d'une taille comprise entre 4 et 6 centimètres si ces derniers sont introduits dans le bac avant le Macropodus opercularis. Mais gare à eux, s'ils s'approchent de trop près des œufs du nid lors des périodes de reproduction. Le mâle, qui défend sa progéniture, n'hésitera pas à se montrer très violent pour les défendre.

Reproduction

Beaucoup plus coloré, possédant des nageoires beaucoup plus développées, le mâle est facilement identifiable. C'est lui qui est en charge de la garde de la ponte alors que la femelle a tendance à s'en délaisser. Cependant ça n'est pas toujours le cas et cela dépend notamment du caractère du poisson.

La reproduction du Macropodus opercularis ou poisson paradis, est considérée comme une espèce prolifique et assez simple à réaliser en aquariophilie.

Reproduction du Macropodus opercularis - Très belle vidéo de la fécondation des œufs expulsés par la femelle en dessous du nid de bulles.