Aquariophilie d'eau douce

Présentation de cette Anubia du Congo

Une des plus grandes de la famille disponible pour l'aquariophilie

L'anubia congensis, donc du Congo comme on peut l'appeler également, n'est pas une plante aquatique à proprement parlé puisqu'elle pousse naturellement en milieu humide et non totalement émergée comme ça peut l'être dans nos aquariums. Ça n'est donc pas dans ces conditions de culture qu'elle se sentira forcément la plus à l'aise, et une culture en paludarium serait finalement plus appropriée. Pourtant, ça ne fait pas d'elle, une plante fragile en aquarium loin de là. Elle s'acclimatera convenablement sans pourtant atteindre le gigantisme qui caractérise cette espèce. Elle pourra atteindre la soixantaine de centimètres ce qui en fait une des plus grandes anubias disponible pour l'aquariophilie malgré tout. Elle est assimilée à l'anubia heterophylla. Toutes les deux sont tellement semblables, qu'on n'est pas sûr de bien être en présence de deux espèces différentes.

Il faut donc prévoir un bac assez grand pour cette Anubia du Congo. Et à la différence d'une variété naine, ça serait finalement une mauvaise idée de la placer dans un nano étant donné qu'en plus d'un problème de hauteur, l'anubia congensis est assez volumineuse de surcroît.

Mis à part ça, sa culture ne pose aucun problème et à la portée de tous. Elle n'a pas d'exigence particulière quant à la qualité, la température, la dureté et le PH de l'eau. Il n'y a pas de conditions idéales et s'adaptera très bien dans à peu près toutes les conditions pratiquées communément en aquariophilie. Ses feuilles particulièrement coriaces, permettent une utilisation comme plante ornementale dans un biotope de cichlidés africains des grands lacs. Elle n'aura rien à craindre de l'appétit vorace de ce type de poisson ou même d'un poisson rouge qui s'attaquent habituellement aux plantes.

Vous l'aurez compris, l'anubias congensis peut-être conseillée à tout aquariophile même débutant ou qui n'a pas la main verte possesseur d'un grand bac avec seulement un bémol. Il faut privilégier un aquarium équilibré et non envahit d'algues. En effet, cette plante ne produit que de 4 à 5 feuilles nouvelles par an. Ce qui est assez faible ! Alors imaginez le drame, si elles se font recouvrir régulièrement par les algues et qu'elles finissent par mourir. La production de nouvelles feuilles ne pourra pas suivre et on se retrouvera avec un plant complètement dégarnit mettant même en cause la pérennité de la plante. C'est pour ça, il faut absolument un bac bien entretenu, on peut même conseiller de pratiquer une bonne fertilisation pour limiter un maximum les algues si les conditions et le matériel l'exigent même si cette fertilisation, en elle même, ne sera pas nécessaire pour alimenter la croissance de cette espèce d'anubia.

Doit-on enterrer le rhizome ?

Le rhizome de l'anubia congensis ne doit pas être enterré comme toutes les autres plantes de la famille des anubias. Sinon il va pourrir, et la plante ne poussera jamais. On doit fixer le plant à l'aide d'un fil de pêche le temps que ce dernier prenne prise véritablement. Son support peut-être aussi bien une racine de tourbière ou qu'un pied de vigne débarrassé de son tanin.

Pour sa multiplication, on peut diviser son rhizome à condition que ce dernier dispose d'un petit plant possédant déjà 4 à 5 petites feuilles pour assurer une reprise rapide. Petite astuce, beaucoup d'aquariophiles choisissent judicieusement de laisser grandir le nouveau plant à l'air libre, en milieu humide pour accélérer sa croissance et sa fortification. Car rappelons le encore une fois, on est bien en présence d'une plante qui pousse naturellement sur terre dans des zones humides avec la rigueur le pied dans l'eau certes, mais pas totalement immergée comme c'est le cas dans nos aquariums.